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La fatigue surrénalienne

La fatigue surrénalienne, qu’on appelle parfois « épuisement surrénalien » ou encore « fatigue des surrénales »… est un trouble de santé souvent négligé. Évidemment puisqu’en on entend très, TRÈS peu parler ! Il peut avoir un impact considérable sur notre bien-être physique et émotionnel.

Nous allons voir aujourd’hui ses causes, ses symptômes caractéristiques et les approches naturelles pour le prévenir ou l’accompagner.

Qu’est-ce que la fatigue surrénalienne ?

L’épuisement surrénalien est un état de fatigue chronique résultant d’une exposition prolongée au stress, qu’il soit d’origine physique, émotionnelle ou environnementale. Il est associé à un dysfonctionnement des glandes surrénales, qui sont responsables de la production d’hormones vitales, notamment le cortisol et la DHEA.

Les glandes surrénales sont des glandes endocrines (qui produisent des hormones) situées juste au-dessus des reins. Elles sont responsables de la production d’hormones, principalement stéroïdes. Mais rien à voir avec des produits interdits ! Il s’agit ici de se réveiller, de réagir au stress, d’avoir de l’énergie lorsque c’est nécessaire…

Les causes de l’épuisement surrénalien

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’épuisement surrénalien, tels que :

  1. Stress chronique : Des périodes prolongées de stress peuvent épuiser les glandes surrénales, les empêchant de produire des hormones de manière adéquate. Le burn-out (professionnel, familial…) est souvent facteur d’épuisement surrénalien.
  2. Mode de vie déséquilibré : Une alimentation inadéquate, un sommeil insuffisant, une activité physique excessive ou insuffisante, ainsi que la consommation excessive de stimulants (caféine, sucre) peuvent tous contribuer à l’épuisement surrénalien.
  3. Facteurs émotionnels : Les émotions négatives, le stress émotionnel et les traumatismes non résolus peuvent exercer une pression supplémentaire sur les glandes surrénales.
Épuisement surrénalien

Les symptômes de l’épuisement surrénalien

Les symptômes de l’épuisement surrénalien peuvent varier d’une personne à l’autre, mais ils peuvent inclure :

  • Fatigue chronique et épuisement persistant.
  • Difficulté à se réveiller le matin et manque d’énergie tout au long de la journée.
  • Troubles du sommeil, tels que l’insomnie ou un sommeil non réparateur.
  • Problèmes de mémoire et de concentration.
  • Sensibilité accrue au stress et difficulté à faire face aux situations stressantes.
  • Diminution de la libido.
  • Problèmes digestifs, tels que ballonnements, constipation ou diarrhée.
  • Faible immunité et susceptibilité accrue aux infections.
  • Changements d’humeur, dépression et anxiété…

Que faire en cas de fatigue surrénalienne ?

  1. La première chose à faire c’est prendre du repos. S’éloigner de la situation qui nous a mis dans cet état ! Facile à dire, j’en conviens. Mais c’est obligatoire.
  2. Manger équilibré, éventuellement lancer une cure de vitamines et minéraux adaptés. Des carences ou une alimentation carencée ne vont pas de pair avec un système endocrinien en bonne santé. Ne négligez aucun groupe d’aliments : glucides, lipides et protéines devront être au menu en quantité suffisante ! Un petit déjeuner protéiné est un plus (non sucré si possible).
  3. Apprendre à gérer son stress. Stimuler son nerf vague. Être dans le calme. Il existe de nombreux exercices de respiration (cohérence cardiaque, respiration complète, respiration carrée…), la sophrologie, la méditation, les balades dans la nature, l’art, le yoga… Vous trouverez probablement quelque chose qui vous convient.
    L’idée est de pratiquer ces exercices quotidiennement pour vraiment apporter un changement au niveau du corps. Si l’on ne fait ça que pendant une semaine et que l’on arrête parce que les résultats sont insuffisants, on a tout faux !
  4. Réorganiser sa vie, arrêter avec la productivité maximum, apprendre à déléguer et lâcher du lest, apprendre à dire non. Sinon, on va vite retomber dans la situation précédant l’épuisement surrénalien !
  5. Faire du sport, doux de préférence. On évite le HIIT, le cardio… L’idée est d’éviter les sources de stress, même physiques. Ne pas en faire trop !
  6. Certaines plantes et compléments alimentaires peuvent être un plus. Ils seront impérativement à adapter en fonction des cas. En burnout, dépression, fatigue chronique ou couplé avec certaines conditions… on n’emploiera pas les mêmes produits.
    Par exemple, le guarana peut être indiqué, mais uniquement avec une fatigue récente et peu à moyennement intense, des causes passées. Inutile (et pas malin) de booster des glandes surrénaliennes qui ont déjà tout donné. Pêle-mêle, il existe la feuille de chêne, les protéines, la L-carnitine, le maca, bourgeons de cassis, les plantes adaptogènes (rhodiole, ashwagandha…) et surtout, un bon magnésium ! À adapter en fonction de la situation. Certaines huiles essentielles sont aussi indiquées, mais à utiliser dans certains cas : épinette noire (attention aux nombreuses précautions d’emploi), pin sylvestre, lavande vraie…

Conclusion

La plupart sont des conseils que vous entendez déjà tous les jours (le sport, bien manger, gérer son stress). À force de les rabâcher, on prend évidemment l’habitude de les ignorer. Si, si, je connais aussi ne vous en faites pas. C’est une grosse erreur ! On ne peut PAS être et rester en bonne santé sans valider ces critères.

Bien sûr, on voit son médecin, on fait les examens nécessaires, on vérifie que le problème vienne bien des surrénaliennes et non de la thyroïde (même si ça peut aller de pair). Si vous êtes une femme enceinte ou allaitante, souffrez de conditions médicales particulières, n’utilisez pas de compléments alimentaires sans avis médical.

Photo de Zohre Nemati

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